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Recherche agricole

Stratégie

Une stratégie de recherche performante

La formation et la recherche ont été identifiés dans le cadre du Plan Maroc Vert en tant que leviers importants de développement du secteur agricole et de renforcement de ses capacités et de son potentiel. C’est ainsi qu’une stratégie nationale de la formation et de la recherche agricoles (SNFRA) a été élaborée avec comme objectif de doter le secteur agricole d’une visibilité suffisante permettant d’anticiper l’évolution de la demande en compétences, et à développer une recherche collaborative efficiente au service de l’agriculture marocaine.

La mise en place d’un système national de recherche agricole performante au service d’une agriculture compétitive, solidaire et durable passe à travers :

  • Une adéquation de l’offre de recherche avec les orientations de la stratégie agricole, en impliquant les professionnels dans le fonctionnement, la gestion et le financement de ce système ;
  • Le transfert de connaissances, compétences et technologies aux agriculteurs ;
  • L’encouragement, l'implication et l'intégration des différents acteurs du domaine, en visant une gestion axée sur les résultats et l’évaluation.

INRA

 

Un Institut de recherche prolifique

Le Système National de la Recherche Agricole est composé d'une diversité d'institutions, dont l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) est l’une des plus importantes. Cet établissement public a pour principale mission, la réalisation de programmes de recherche & développement répondant aux objectifs de la stratégie agricole. Il est ainsi chargé de :

  • Procéder aux recherches scientifiques, techniques et économiques ayant pour objet le développement de l’agriculture et de l’élevage ;
  • Effectuer les études prospectives, en particulier celles qui portent sur le milieu naturel ou qui ont trait à l’amélioration des productions végétales ou animales ;
  • Entreprendre, soit de sa propre initiative, soit à la demande des particuliers, des essais sur les cultures nouvelles et sur les cultures à améliorer ainsi que sur la production animale et, d’une façon générale, de mener toutes les actions expérimentales à caractère agricole ou celles qui concernent la mise au point de procédés de transformation et d’utilisation des produits végétaux et animaux ;
  • Assurer, dans le cadre de ses compétences, le contrôle des recherches, études ou travaux effectués pour le compte des personnes publiques ;
  • Assurer la diffusion de la documentation relative tant à ses propres recherches qu’à celles effectuées à l’étranger ;
  • Étudier et déterminer scientifiquement les modalités pratiques de l’application des résultats de ses recherches et, dans ce cadre, conseiller les organismes de vulgarisation agricole et les agriculteurs ;
  • Commercialiser les résultats de ses recherches, études et travaux.

Une organisation efficiente

L’activité de recherche scientifique à l’INRA est assurée par la division scientifique dont relèvent huit départements scientifiques (DS), un service de programmation et évaluation et un service de coopération. Les huit départements scientifiques sont chargés de l'orientation, de la planification, de la coordination et du suivi-évaluation des travaux de recherche couvrant leurs domaines disciplinaires, et de l’encadrement scientifiquement des travaux des chercheurs.

Au niveau régional, l’INRA est décentralisé en 10 Centres Régionaux de la Recherche Agronomique (CRRA) ayant chacun un domaine de compétences précis en fonction des spécificités de la région dans laquelle il se trouve. Les CRRA sont des pôles de compétences dédiés aux systèmes agro-écologiques des régions dans lesquelles ils sont implantés. Ils sont composés d'un service administratif, d’unités de recherche (UR) et d’un service de recherche & développement (SRD) assurant le rôle de l’interface avec le monde socio-économique. Il est doté d’un attaché de communication. À chaque CRRA sont rattachés également des domaines expérimentaux (DE) qui sont chargés de l’exécution des programmes d'expérimentations de la recherche, de la diffusion des technologies et de production sur les terres non utilisées pour l’expérimentation. Au total, 23 domaines relèvent des 10 CRRA de l’INRA. Les CRRA suivent des Programmes de Recherche à Moyen Terme (PRMT) basés sur les orientations déterminées par l’INRA et ses partenaires régionaux.

Le PRMT établit et organise l’activité de recherche à l’INRA. Il intègre les contraintes réelles exprimées par les partenaires dans le cadre de la stratégie agricole, les besoins en recherches prospectives identifiés à partir de la veille scientifique et le bilan des résultats des programmes de recherche antérieurs. Le PRMT s’étale sur quatre années avec une évaluation à mi-parcours et à terme aboutissant à de nouvelles orientations pour le PRMT qui le succèderait.

Des programmes concertés

Les programmes de recherche de l’INRA sont organisés en filières et domaines transverses et définis avec la participation des partenaires et clients de la recherche. Ils ont pour finalité de :

  • Améliorer les conditions de vie des agriculteurs en particulier et de la société marocaine de manière générale.
  • Apporter des solutions scientifiques et techniques aux problèmes du secteur agricole identifiés par la tutelle, les partenaires et les clients de l’Institut.
  • Résoudre les contraintes au développement par :
  • La production de technologies et d’innovations résultante de la production scientifique ;
  • La documentation de l’innovation ou des technologies à travers des publications : Ouvrages, Chapitres, Articles, Rapports scientifiques, Manuels d’utilisation, Guides pratiques, Rapports d’activités, Fiches techniques, ...) ;
  • Le transfert et le partage de technologies produites par l’INRA par la Démonstration (Journées portes ouvertes et d’information), la Communication, la Promotion, la Médiatisation et le Marketing pour mieux valoriser ces technologies et innovations et encourager leur appropriation par les utilisateurs des résultats de la recherche agronomique : Tutelle, Partenaires, Agents de développement, Conseillers agricoles, Interprofession, Industriels, Agriculteurs, Organisations agricoles ou paysannes.

L’INRA intervient sur différentes problématiques, notamment sur les domaines suivants : agronomie et mécanisme agricole, protection des plantes, environnement et ressources, agroalimentaire et qualité, économie et sociologie rurale, production animale, amélioration et conservation des ressources génétiques, recherche et développement, … L’institut dispose de 24 unités de recherche. L’unité de recherche peut être organisée autour d’une discipline, d’un écosystème ou d'une filière.

 

 

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Collaborations

Une coopération fructueuse

Favorable à une collaboration équitable, l’INRA promeut un partenariat « Win – Win » multidimensionnel et multidirectionnel. Allant du local, le partenariat s’étend à l’international et au régional. Par une approche systémique issue de la concertation avec les partenaires nationaux et internationaux sur les enjeux actuels et futurs de notre agriculture, l’INRA collabore avec ses homologues scientifiques et interagit positivement et favorablement avec ses partenaires notamment de la rive Sud pour mieux prôner la Coopération Sud-Sud portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu l’Assiste depuis son accession au trône.

Le portefeuille partenarial à l’INRA englobe des partenaires diversifiés pour apporter des solutions salvatrices aux problèmes globaux de l’agriculture. Les partenariats s’articulent autour de domaines à fort potentiel et aux retombées bénéfiques à toutes les parties contractantes.

Réalisations

Amélioration génétique et agronomie

Entre 2008 et 2019, l’INRA a développé progressivement plusieurs offres de produits et de services, notamment en matière d’amélioration génétique à travers de nombreuses créations variétales (végétales) et de races (animales) et en machinisme agricole (semoir direct, pulvérisateur de pesticides etc.).

Les programmes de recherche lancés par l’INRA ont abouti aux principales réalisations suivantes :

  • Contribution de la génétique et de l’amélioration des plantes aux systèmes agricoles durables : 54 variétés inscrites au Catalogue Officiel couvrant 9 filières, conservation et pérennisation du patrimoine des ressources phyto-génétiques pour faire face aux changements climatiques, …
  • Utilisation durable des terres : élaboration de la carte de fertilité des sols cultivés au Maroc (caractérisation de 7,8 millions d’hectares et proposition des formules de fertilisation adaptées aux principales cultures et régions du Maroc).
  • Programme national de cartes de vocation agricole des terres (CVAT) : élaboration de la carte de plus de 7 millions d’hectares de la SAU bour pour le choix des filières en fonction du climat, des sols et des exigences éco-physiologiques des cultures, élaboration de la Carte Agricole du Maroc, développement du plan d’adaptation au changement climatique, …
  • Durabilité du système oasien : Amélioration de la phoéniciculture marocaine (sélection de 8 clones de palmier dattier résistants à la maladie du Bayoud, renforcement des laboratoires de l’INRA en matière de production de souches bourgeonnantes pour atteindre les 40 000 souches par an, développement d’un SIG-Palm couvrant 48 000 ha visant le recensement, la caractérisation et la cartographie des palmeraies du Maroc), amélioration du troupeau et des techniques d’élevage des petits ruminants, …
  • Viandes rouges : reconnaissance de la race INRA 180 et son adoption par les éleveurs (500 têtes), développement des techniques d’élevage, de reproduction et d’alimentation, …
  • Agriculture de conservation : réalisation du semis direct sur 13 000 hectares, …
  • Evaluation de l’impact du changement climatique : lancement d’un projet de mise en œuvre d’une assurance agricole paramétrique visant à réduire le risque climatique en agriculture, développement de l’outil MOSAICC « Modelling System for Agricultural Impacts of Climate Change » pour diffuser au grand public les connaissances liées au changement climatique en agriculture et sur la forêt, …
  • Durabilité des zones pastorales : mise en place d’un système d’alerte précoce à la sécheresse, mise en place d’un système d’estimation et de prévision de la production des parcours, …
  • Agro-Alimentaire et Qualité des produits :
  • Elaboration et caractérisation d’une large gamme de produits, d’origine végétale et animale, à haute valeur marchande : gomme des graines de caroube, huile de noyaux de dattes, pâtes et confiture de dattes, gelée des agrumes, confiture de grenade, couscous renforcé aux légumineuses alimentaires, fromages frais et affinés à partir du lait caprin, yaourts à base de dattes, …
  • Adaptation des procédés de transformation et de conservation au contexte des petites et moyennes unités de valorisation ouvrant dans les filières du palmier dattier, olivier, lait, figuier, caroubier, petits fruits rouges, …
  • Edition et publication de plusieurs ouvrages/livrets scientifiques et techniques.
  • Plan d’urgence de la lutte contre la cochenille du cactus :
  • Lutte intégrée : recherche sur la conduite des études sur la biologie et l’écologie de la cochenille et de ses ennemis naturels et identification et proposition des alternatives de lutte biologique.
  • Identification des biopesticides d’origine végétale ou microbienne pour le traitement des vergers de cactus infestés par la cochenille : le savon noir montre un bon potentiel insecticide à inclure dans un programme de lutte intégrée.
  • Identification de variétés ou clones de cactus résistants ou tolérants aux attaques de la cochenille : identification et inscription de 8 variétés de cactus résistantes à la cochenille, multiplication de 27 000 plants de cactus pour l’établissement des plateformes régionales de cactus, installation de 6 plateformes de cactus dans différentes régions.
  • Protection intégrée et développement durables des cultures : élaboration de programmes de recherche en protection des plantes basés sur des techniques pratiques, efficaces, économiques et respectueuses de l’environnement, et ce pour les filières céréales, légumineuses alimentaires, maraîchage, olivier, agrumes, palmier dattier, arboriculture fruitière et viticulture, safran, arganier et cactus ;
  • Economie et sociologie rurale : analyse des chaînes de valeur, réalisation d’études technico-économiques, analyse des acteurs, détermination des coûts de production, … pour les filières céréales, légumineuses, agrumes, olivier, maraîchage, palmier dattier et produits de terroir. Réalisation d’études technico-économiques se rapportant à l’eau et irrigation, à la gestion des parcours et aux changements climatiques.

 

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